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Le chemin des larmes

Créateur : sanct08 
Date de création : 21.05.2019 à 10h07

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Cet épisode compte 11 paragraphes

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         Trois mois, trois longs mois, s’étaient écoulés depuis qu’Oliver et Sara s’étaient envolés de sa vie pour toujours. Ses parents ainsi que la famille Queen n’avaient pu se résoudre à procéder à l’enterrement de leurs êtres chers avant d’avoir totalement renoncé à tout espoir de les retrouver, morts ou vifs. L’espoir, l’envie et le besoin de les croire vivants, échoués sur une île quelconque ou même blessés et amnésiques dans un hôpital étranger avaient animé leurs âmes pendant de nombreux jours. Tout était préférable à la pensée de leur décès. Cependant le temps avait fini par faire son œuvre et l’espoir s’était tari. Pour avancer et renouer avec le quotidien, il fallait désormais admettre qu’il n’y avait plus de raison d’espérer et procéder au rituel de la mise en terre. Ce rituel n’avait qu’un but : marquer le passage éclair de deux êtres sur Terre et laisser une trace physique appelée à devenir un lieu de recueillement pour ceux dont la lourde tâche était désormais d’aller de l’avant et de construire un nouveau futur.

         Aujourd’hui était donc un jour spécial. Aujourd’hui était le jour où Laurel enterrait son enfance, son insouciance et une partie de son âme. L’enterrement de Sara devait la préparer à entamer une vie nouvelle et à donner naissance à une « autre Laurel ». Ou plutôt à une demi-personne car Laurel était convaincue qu’elle n’était et ne serait jamais plus que la moitié de celle qu’elle avait l’habitude d’être. Il lui faudrait désormais affronter la vie et surmonter ses obstacles tout en étant incomplète et en s’accommodant de l’absence d’Oliver et de Sara. Elle devait dès lors envisager son existence sans les caresses d’Oliver mais également sans le rire, l’optimisme et l’éternelle insouciance de sa jeune sœur. Elle prit alors soudain conscience qu’elle n’était prête ni à vivre ni à construire ce nouveau futur. Elle ne pouvait ni ne voulait le vivre.

       La voix de sa mère retentit à l’étage inférieur en lui intimant de se hâter afin de ne pas être en retard à la cérémonie. En se regardant dans le miroir, la jeune femme se trouva différente et, pendant une seconde, se prit à espérer que tout ceci ne soit qu’un cauchemar. Elle avait tellement souhaité cela au cours des derniers mois que, parfois, elle niait la réalité. Quelque chose s’était cassé en elle, quelque chose d’irréparable. Sa mère l’appela une seconde fois en insistant sur le fait qu’il était impossible d’être en retard à la cérémonie.

« En retard pour quoi ? songea Laurel. Les morts ne partent pas en balade et les cercueils vides encore moins ! »

Si les coins de ses lèvres avaient été moins secs à force de ne s’être pas desserrés au cours des mois écoulés, elle aurait presque pu s’autoriser un demi-sourire à cette pensée, aussi funeste soit elle.

          En entrant dans le salon tout drapé de noir, Laurel ne put s’empêcher de penser qu’il aurait très bien pu faire office de cimetière. Toute sa famille était réunie et n’attendait plus qu’elle afin de partir rendre un dernier hommage à la défunte avant de partager quelques mets. La seule pensée de savoir qu’elle devrait se nourrir lui souleva l’estomac. Son père, la mine triste et sombre, semblait aussi dégoûté qu’elle à cette idée. Elle voulut lui adresser un sourire encourageant mais ne parvint qu’à produire une grimace. Or Quentin avait compris l’intention de sa fille et se leva dans le but de la réconforter mais l’étreinte qu’il lui donna ne parvint qu’à lui transmettre sa peine. Dinah, les yeux cernés et emplis de tristesse, les serra alors brièvement contre elle puis les invita à gagner la voiture pour se rendre au cimetière.


sanct08  (27.05.2019 à 09:05)

Il y avait beaucoup de monde au cimetière et la pluie ne semblait pas cesser de tomber. Tout ce monde donnait le tournis à Laurel.

« Il y a beaucoup trop de gens, pensa-t-elle, dont la moitié ne connaissait sans doute pas Sara. Ces gens sont juste là pour avoir de quoi alimenter leurs conversations au dîner. C’est à croire que Starling City s’est donné rendez-vous aujourd’hui au cimetière. »

L’amertume saisit Laurel à la gorge et lui donna la nausée. Elle ne voulait pas être là à serrer des mains, écouter les attentions de ces inconnus (elle était convaincue de ne pas reconnaître la moitié des présents) et supporter leurs regards emplis de pitié, de chagrin et de compassion se poser sur les siens. Aucun geste, aucune parole ne parvenait à la réconforter et encore moins à l’émouvoir. Portant elle aurait tellement souhaité que ce fusse le cas ! Au lieu de cela, ils lui donnaient envie de vomir et la faisaient se sentir anormale. Inhumaine.

Soudain sa tête se mit à tourner et sa nausée empira au point qu’elle dut s’éloigner pour aller vomir derrière un arbre. L’évidence la frappa alors : elle n’avait ni la force ni la volonté d’être là après avoir espéré si longtemps. Elle voulait partir, fuir cette foule bruyante qui tourmentait les siens et se terrer chez elle en attendant que le chagrin la tue. Néanmoins elle ne pouvait pas partir : ses parents avaient plus que jamais besoin d’elle alors, elle prit sur elle et les rejoignit.


sanct08  (27.05.2019 à 12:50)

Que pouvait-il y avoir de pire que d’enterrer le cercueil vide de la personne que l’on aimait le plus au monde ? Même les paroles du prêtre concernant l’amour divin et la vie auprès du Seigneur ne parvenaient à mettre du baume au cœur de Laurel, qui était pourtant croyante. Tout ce qu’elle réussissait à faire était penser à Sara et aux moments qu’elles avaient passés ensemble. Elle se rappelait ainsi de leurs innombrables après-midi passés à se déguiser ou encore à dessiner la maison de leurs rêves. Elle se remémorait également  leurs interminables soirées, couchées l’une à côté de l’autre sur le tapis du grenier, à évoquer leurs désirs les plus secrets. Soudain un désir fou de Sara lui revint à l’esprit. Sa petite sœur avait toujours souhaité rencontrer des anges. Elle était fascinée par ces êtres éternels dont la beauté et les vertus étaient sans égales. De fait, elle avait toujours  ardemment désiré en rencontrer un afin de lui poser des questions sur ce qu’elle appelait son « métier ».

Penser à Sara était douloureux et elle eut, comme c’était désormais une habitude, envie d’exploser et de crier au monde sa peine et sa rage. Il y avait maintenant des mois qu’elle se retenait de déverser ses émotions et qu’elle avait fermé les portes de cœur à double-tours. De même elle avait baissé les volets devant ses yeux de peur que les larmes qui en jailliraient ne soient intarissables. Son monde était devenu froid et contrôlé par la retenue et la maîtrise de soi. La psychologue qui la suivait lui assurait que ces « barrières de protection » qu’elle avait érigées pour faire face à ce drame tomberaient avec le temps. Cependant Laurel n’était pas convaincue de vouloir laisser le temps faire son œuvre car, en son for intérieur, elle refusait encore de laisser derrière elle les 22 premières années de sa vie. Il était bien trop dur d’admettre qu’Oliver et Sara soient morts, que son père se soit réfugié dans le travail et accepte des enquêtes toutes plus dangereuses les unes que les autres ou encore que sa mère ne soit plus la mère que d’un seul enfant. La douleur et la peur d’affronter la vérité empêchaient Laurel de commencer le travail du deuil et de verser des larmes libératrices. Ses yeux étaient aussi secs que le désert.

La luminosité baissa soudain ramenant la jeune femme à la réalité. La pluie tombait toujours se mêlant aux larmes des présents. Il était temps de dire définitivement adieu à Sara. Le trou creusé à même le sol était rempli d’eau, « funeste présage » songea amèrement Laurel, et il fallut en enlever un peu afin d’y descendre le cercueil. Le prêtre entamait e final de son oraison et bientôt les fossoyeurs comblèrent l’emplacement de terre.

« Non ! hurla intérieurement la sœur de la défunte »

Laurel aurait voulu émettre un son, crier, se révolter, expliquer qu’enterrer ce tas de bois équivalait au fait de tuer Sara une seconde fois mais aucun son ne franchit ses lèvres. Pour la première fois depuis des mois, elle sentit son amertume et sa colère envers sa jeune sœur régresser. Aussi furieuse soit-elle envers elle pour avoir couché avec son petit-ami et s’être embarquée sur ce maudit cargo, elle désirait maintenant plus que tout qu’on lui rende sa sœur et tous ses défauts. Pour la première fois depuis le naufrage du Gambit, elle était prête à lui pardonner entièrement. Elle prit alors conscience que le cimetière commençait à se vider et, du coin de l’œil, elle remarqua que ses parents, leurs visages meurtris par la douleur, pleuraient. Elle voulut faire de même mais aucune larme ne monta à ses yeux ni ne roula sur ses joues. Quentin et Dianh, se soutenant mutuellement, quittèrent les lieux sans se retourner et gagnèrent leur véhicule. Laurel aussi voulut bouger mais ses jambes de plomb la clouaient sur place, l’empêchant de se mouvoir comme si elle avait été prisonnière de sables mouvants. Tout à coup, elle sentit une présence derrière elle et, sans se retourner, tendit sa main droite dans son dos pour serrer celle de la seule personne qu’elle avait cherché à son arrivée sans la trouver : Tommy Merlyn.


sanct08  (28.05.2019 à 10:00)

Noël approchait à grands pas et déjà les boutiques se remplissaient de jouets, de décorations et de pâtisseries de saison. Les demeures de Starling City s’ornaient de somptueuses guirlandes et des jardins de Noël miniatures poussaient un peu partout en ville pour le plus grand plaisir des yeux. L’ambiance était à la fête néanmoins deux familles ne partageaient pas l’allégresse générale. En effet aucune guirlande multicolore ni aucun Père Noël en feutrine ne décoraient les façades du manoir des Queen ou de la résidence des Lance.

Du haut de ses 12 ans Théa Queen, la jeune sœur d’Oliver, regrettait profondément de ne pouvoir fêter Noël comme auparavant. Pas de fête de Noël, de crèche ou de sapin cette année. Sa mère avait refusé tout net de célébrer les fêtes de fin d’année afin de ne pas avoir à remuer de douloureux souvenirs après la disparition tragique de son époux et de son fils survenues huit mois plus tôt. La fillette avait pourtant bien essayé de la convaincre des nombreux bienfaits de Noël mais Moïra avait été intransigeante. De fait elle était désormais condamnée à passer les fêtes dans l’obscurité et la tristesse, recluse dans sa chambre en se demandant si elle aurait au moins un cadeau. Elle savait qu’elle était égoïste mais elle avait seulement 12 ans. Désespérée et poussant un petit soupir de lassitude, Théa se laissa choir sur son lit. Adieu Noël ! Deux coups furent alors frappés à sa porte. Intriguée, et espérant que ce fusse sa mère venant lui annoncer qu’elle avait finalement changé d’avis, elle se leva prestement et courut ouvrir. En reconnaissant la personne sur le seuil, elle poussa un petit cri de joie et se jeta à son cou.

« Tommy ! Tu es de retour ! Quand es-tu arrivé ?

  • Hier soir mais j’étais trop fatigué pour venir te voir. Mais je suis là maintenant et je ne suis pas venu les mains vides.»

Théa était aux anges. Tommy était de retour et en plus il lui ramenait un cadeau ! Elle se jeta avec délice sur le papier cadeau qu’elle arracha sans ménagement, ce qui fit sourire le jeune homme.

« Normalement tu aurais dû attendre Noël pour le déballer mais bon… Je trouverai bien autre chose à t’offrir pour ce jour-là ! dit-il en riant »

La mine contrite, Théa s’excusa de son impatience mais ne se départit point de sa bonne humeur retrouvée. Celle-ci augmenta même d’un cran en découvrant le présent : un collier, orné d’un pendentif en argent rehaussé d’éclats de saphirs pour les yeux, représentant un chat. Théa adorait les chats et l’attention de son grand frère de substitution lui alla droit au cœur.

« Merci beaucoup Tommy ! Il est magnifique !

  • Ce pendentif est censé te protéger. En Egypte, où j’étais pour voir une connaissance, le chat est le représentant de la déesse Bastet, protectrice des arts et de la musique. Etant donné que tu aimes danser et dessiner, j’ai pensé à toi en le voyant, lui expliqua-t-il en lui attachant le collier. Et je me suis souvenu que tu aimais les chats. »

Les larmes montèrent alors aux yeux de la jeune fille qui se détourna de Tommy afin qu’il ne la visse pas pleurer. Théa avait toujours été une enfant gâtée mais son taux de cadeaux avait drastiquement diminué depuis qu’Oliver était mort. Ce dernier avait effectivement la fâcheuse habitude de céder à la quasi-totalité de ses caprices en lui offrant tout ce qu’elle désirait afin qu’elle lui laisse quelques moments de solitude et ne divulgue pas tous ses secrets.

« Dis-moi Théa, j’ai remarqué que le manoir n’était pas décoré. »

La colère s’empara à nouveau de la pré-adolescente et elle se retourna vivement vers lui.

            « Ne m’en parle pas !  cracha-t-elle. Maman refuse catégoriquement de fêter Noël et a interdit à toute la maisonnée de décorer le manoir ! »

            Tommy comprit bien vie que Théa était furieuse pourtant il garda le silence quelques secondes avant de reprendre doucement :

            « Ne sois pas trop sévère avec ta mère, Théa. Elle a perdu des âtres chers et Noël est une fête de famille. On peut aisément comprendre qu’elle l’abhorre à l’heure actuelle. »

Théa était abasourdie. Tommy avait parlé avec justesse et sagesse. Tout à son égoïsme et son désespoir, elle n’avait pas envisagé les choses du point de vue de sa mère.

            « Hum, tu n’as pas tort. admit-elle après quelques instants de réflexion. Il n’empêche que mettre au moins un sapin dans le salon ne ferait de mal à personne. Je me contenterai même d’un sapin artificiel ! s’exclama-t-elle, scandalisée par ses propres propos.

- Mais si tu le souhaites, reprit Tommy décidé à apaiser la fillette, tu n’auras qu’à venir m’aider à décorer la villa.

            - Merci ! s’écria Théa avec ravissement, les yeux brillants et en sautant une seconde fois au cou du jeune homme pour lui plaquer deux gros baisers sur les joues.

            - Dans ce cas, je fixerai une date avec Moïra et nous décorerons ensemble la villa ! »


sanct08  (31.05.2019 à 11:12)

Ce furent des cris qui réveillèrent Laurel. Ses parents étaient une nouvelle fois en train de se disputer.

« Sans doute à cause des décorations, songea-t-elle »

La veille, Dinah avait en effet suggéré de décorer un peu la maison. Quentin, outré à cette idée, avait protesté avec véhémence. Il était absolument hors de question de fêter Noël cette année, d’autant plus que le 25 décembre était également le jour anniversaire de Sara. Ainsi ils n’avaient désormais de cesse de se disputer : Dinah arguant qu’il était permis de fêter Noël puisqu’il serait de garde de nuit ce jour-là et Quentin traitant sa femme de « sans-cœur ». Chacun d’eux avait donc fini la nuit hors de la maison. Laurel savait que sa mère était rentrée aux environs de 4h du matin car elle l’avait entendu pleurer dans sa chambre. Son père, quant à lui, avait dû rentrer depuis peu. Heureusement qu’elle avait prévu un programme chargé pour la journée ! Elle se le va donc, plus tôt qu’elle ne l’avait prévu, et descendit prendre son petit-déjeuner. A son arrivée, ses parents s’interrompirent et s’assirent se regardant en chien de faïence. A peine levée, elle était déjà fatiguée ! Les disputes entre ses parents étaient quasi-quotidiennes désormais et le mot « divorce » avait déjà sonné à plusieurs reprises de part et d’autre. Elle était, de fait, épuisée par l’ambiance familiale et tous les efforts qu’elle déployait pour garder sa famille unie étaient vains.

Ainsi, comme de coutume, le petit-déjeuner se fit dans le silence puis son père partit travailler. Laurel aida sa mère à faire la vaisselle et, comme celle-ci n’avait pas de copies à corriger, elle lui proposa de l’accompagner faire du shopping dans l’optique de lui changer les idées.


sanct08  (03.06.2019 à 11:43)

« Maman ? Maman ?! »

La voix de sa fille tira Dinah de ses pensées. Elle se tourna vers elle pour constater que cette dernière quémandait son avis à propos d’un T-shirt.

« Crois-tu que je sois une mère indigne en souhaitant célébrer Noël en dépit du décès d’une de mes filles ? »

Laurel, prise au dépourvu, regarda fixement sa mère en silence pendant quelques instants avant de répondre.

« Tu n’es pas une mère indigne.

- Tu dis ça pour ne pas me faire de peine mais je suis certaine que ton père pense le contraire. D’ailleurs il n’a pas eu, comme toi, la délicatesse d’arguer le contraire.

- Ne dis pas n’importe quoi. Il a juste du mal à s’imaginer vivre cette fin d’année sans Sara. De son point de vue, décorer la maison ou avoir l’esprit festif doit avoir l’air odieux. Ou hypocrite, ajouta-t-elle après quelques secondes de silence

- Hypocrite ?

- Papa m’a avoué à demi-mots qu’il me trouvait hypocrite parce que je faisais bonne figure et parce que j’ai pris part à l’installation des décorations et du sapin au Bureau d’Aide Juridique où j’effectue mon stage. Il estime que je déshonore la mémoire de Sara et que je prends part à une longue et honteuse tradition que je ferais mieux de rejeter. Mais cela lui passera. »

Dinah eut l’air sceptique mais Laurel ne lui laissa pas le temps de répondre et argua :

« Les premières semaines ayant suivi la disparition de Sara, tu avais pris en horreur tout ce qu’elle aimait. Notamment dans le domaine culinaire. Tu refusais que papa cuisine ses plats favoris et, au bout d’un certain temps, cela t’a passé. »

Dinah opina et Laurel renchérit :

« Néanmoins, je pense qu’il va falloir faire quelques concessions et renouer, pour ce faire, le dialogue avec papa.

- Que veux-tu dire ?

- Je suis partagée. J’aimerais beaucoup voir la maison décorée mais je ne peux pas m’empêcher de ressentir un pincement au cœur en pensant que Sara ne sera pas parmi nous. Du coup, il serait peut-être possible de se contenter du minimum. Nous pourrions juste installer un sapin ou seulement quelques guirlandes, sans sortir tout l’attirail habituel, et chacun y trouvera son compte. Qu’en penses-tu ? »

Dinah réfléchit quelques secondes, que Laurel mit à profit pour choisir un second T-shirt, puis adressa un sourire à sa fille. Celle-ci, satisfaite, se retourna alors pour reposer son premier T-shirt mais percuta violemment quelqu’un.

« Je suis désolée. Je ne faisais pas attention à ce que je faisais.

- Aucun problème Laurel.

- Tommy ?! Depuis quand effectues-tu ton shopping dans un centre commercial plutôt que dans des boutiques de luxe ? s’étonna la jeune femme

- En fait je suis ici uniquement pour acheter des oursons à la guimauve, même bon marché, pour Théa. Ma voiture personnelle est à nouveau tombée en panne. Du coup, me rendre dans une chocolaterie avant demain m’est impossible d’autant plus qu’Aiden, le » chauffeur de la famille, a la grippe. Cependant il m’a semblé vous reconnaitre de loin, ta mère et toi, et j’ai voulu venir vous saluer quand tu m’es rentrée dedans, sourit-il d’un air moqueur. Mais, trêves de bavardages, sais-tu où se trouve le rayon confiseries ?

- Deux allées sur ta gauche. Mais quel est le lien entre Théa et tes courses ?

- Elle vient m’aider demain à décorer la villa et je veux lui servir ses bonbons préférés.

- C’est vraiment gentil de ta part et je suis certaine que Théa attend avec impatience ce rendez-vous.

- Oh ça oui ! Ça devrait lui changer les idées vu que Moïra a refusé de décorer le manoir cette année. Allez-vous décorer votre maison avec vos traditionnels nains de jardin déguisés en Père Noël cette année, Madame Lance ? demanda Tommy en se tournant vers Dinah qui eut soudain l’air embarrassé

- Je ne sais pas encore. Quentin est contre l’idée de fêter Noël cette année et aucun compromis n’a encore vraiment vu le jour à l’heure actuelle. »

Tommy eut la délicatesse de ne pas insister et changea de sujet. Ils restèrent à bavarder encore une dizaine de minutes puis chacun reprit son chemin.


sanct08  (04.06.2019 à 08:17)

Le même soir, en poussant la porte de son domicile, Malcolm Merlyn entendit un grand bruit suivi d’un cri de douleur. Il se précipita dans le salon où il trouva son fils, Tommy, en train de se masser le bout du pied en sautillant sur place. Des cartons, dont l’un était éventré, jonchaient le sol à présent recouvert de décorations de Noël.

« Mais enfin que se passe-t-il ici ?

- Papa ? s’exclama Tommy interloqué, que fais-tu ici ?

- J’espérais recevoir un meilleur accueil. La conférence du patronat à Genève a été écourtée car le dernier intervenant a attrapé une méchante grippe. De fait j’ai pris le premier avion et suis rentré. Maintenant réponds à ma question.

- Théa doit venir « installer Noël » demain à la villa car Moïra a refusé de décorer le manoir. Du coup je lui ai proposé de venir m’aider et je voulais nous éviter d’avoir à faire des aller-retours inutiles en prenant de l’avance en descendant les décorations et le sapin lorsque ce stupide carton m’a échappé et écrasé le pied ! geint Tommy

- De la prévoyance ?! Je suis parti depuis 1 mois et voilà que je retrouve mon fils plus changé que si j’étais parti 1 an ! »

Tommy, vexé, se renfrogna ce qui attisa un fou rire chez son père. Une fois calmé, il demanda :

« A quelle heure doit venir la petite Théa ?

- Elle doit être là pour 15h ainsi nous aurons le temps d’installer le sapin avant de goûter.

  • Très bien. Je vais sans doute profiter de cette occasion pour cuisiner un peu».

Tommy, éberlué, regarda attentivement son père comme s’il cherchait à mettre le doigt sur ce qui avait transformé ce dernier. Il y avait une éternité, depuis la mort de sa mère en réalité, que son père n’avait plus cuisiné alors qu’il était très doué. Exception faite du décès d’Oliver. Suite à l’annonce de la mort de son meilleur ami, Tommy avait changé au point de rester célibataire plus de 4 semaines consécutives ! Ses dépenses avaient drastiquement diminué, preuve de son blues. Malcolm avait alors décidé, dans un élan de générosité paternelle inhabituel, de s’occuper de son fils autrement qu’en s’intéressant à son compte en banque et à la presse à scandales. Il avait donc pris la décision de lui mitonner son repas favori afin de lui remonter le moral.

« Dans ce cas, n’hésites pas à nous confectionner ce cake aux épices dont tu as le secret, reprit Tommy décidé à profiter de l’occasion pour manger son dessert festif favori »


sanct08  (05.06.2019 à 11:33)

Noël était passé. La neige avait recouvert Starling City de son manteau blanc et chacun avait su trouver un peu de bonheur et d’apaisement en cette période de fêtes. Néanmoins les joies liées à cette période s’estompaient et le moral de la petite Théa s’effondrait à nouveau. Les cours avaient repris et la jeune fille s’y ennuyait ferme. Seuls les cours d’arts parvenaient à la sortir de son abattement quotidien. Elle aurait souhaité se rendre au musée pour admirer l’exposition consacrée à Van Gogh mais une fois n’est pas coutume, sa mère n’avait pas encore trouvé le temps de l’y conduire. Et Théa doutait fort qu’elle le trouve. Plus rien n’avait d’intérêt à ses yeux, pas même le shopping, et sa solitude la tuait à petits feux. Elle déprimait et son état de santé inquiétait Laurel et Tommy qui veillaient sur elle, aussi la jeune femme décida-t-elle qu’il leur fallait réagir.

 

La sonnerie de son téléphone portable tira Tommy du sommeil. En grommelant, il s’extirpa de sous ses couvertures et jeta un œil sur l’heure indiquée par son réveil : 11h. Il soupira et décrocha son téléphone sans même prendre la peine de regarder qui était son appelant.

« Allô ?

- Salut Tommy ! Comment vas-tu ?

- Oh salut Laurel, articula-t-il entre deux bâillements, ça va et toi ?

- Ne me dis pas que tu étais encore au lit ?!

- Bah si, j’ai eu une rude soirée hier et on est samedi. Le samedi, c’est grasse matinée.

- Erreur. Nous sommes vendredi. Heureusement que tu ne travailles pas sinon tu aurais déjà été maintes fois renvoyé pour défaut de pointage à l’heure.

- Est-ce que tu m’appelles uniquement pour te moquer et me faire la morale ?

- Non, rassures-toi mais de temps en temps il faut bien que quelqu’un te rappelle que, pendant que tu te la coules douce, d’autres triment. Et, en tant qu’amie, c’est mon rôle. (Tommy aurait pu jurer, à cet instant de la conversation, qu’elle souriait légèrement à l’autre bout du fil l’idée de le taquiner). Je t’appelle afin de sortir prendre l’air.

- Toi et moi ? Serait-ce des avances Miss Lance ? se moqua gentiment Tommy avant que la relation d’Oliver avec son amie ne lui revienne en mémoire et qu’il se morigène

- Ne prenez pas vos rêves pour la réalité Mr Merlyn, répondit Laurel sur le même ton, sortir avec vous serait ruineux pour mon compte en banque. C’est pourquoi je suggère quelque chose de moins cher comme un café ?

- Avec plaisir ! Quand ?

- Je sors de stage, exceptionnellement, à 15h. On pourrait se rejoindre au Sweet Coffee à 15h30 ?

- Compte sur moi ! A tout à l’heure !

- A tout à l’heure ! »


sanct08  (05.06.2019 à 13:39)

Tommy était intrigué. Qu’est-ce que Laurel pouvait bien lui vouloir qui nécessitât un tête à tête ? A l’instant où, pour la dixième fois depuis son coup de fil, il se posa cette question, elle poussa la porte du coffee shop.

« Salut Laurel, dit-il en se levant pour lui faire la bise, tout va bien ?

- Oui je vais bien, le tranquillisa-t-elle, j’aurai simplement aimé que nous parlions de Théa.

- Théa ? Elle a des ennuis ? s’alarma-t-il soudain, honteux de ne rien avoir remarqué plus tôt

- Non, elle n’a aucun ennui ! Je la trouve simplement déprimée. Elle traverse des moments difficiles et sa bonne humeur en pâtit. Ne plus la voir gaie comme un pinson me manque et je me disais donc qu’on pourrait lui organiser une surprise pour son anniversaire.

- Mais c’est une idée géniale ! S’enthousiasma aussitôt Tommy. Elle voulait aussi aller au musée et au zoo. L’un des deux pourrait faire l’affaire. Ou même les deux, suggéra-t-il pensif.

- Génial ! Maintenant que nous avons notre programme, il nous reste à convaincre Moïra. »

La bonne humeur des deux jeunes gens retomba aussitôt. Il avait déjà été difficile de convaincre Moïra de laisser Théa, seule, quelques heures hors du manoir à Noël, alors la convaincre de la leur laisser une journée…

            « Je suis persuadée que, si nous unissons nos forces, nous ferons le poids ! argua le jeune homme

- L’occasion rêvée de mettre mes cours en pratique ! renchérit l’avocate en herbe. En construisant une argumentation en béton, je pense que notre projet a toutes ses chances d’aboutir ! »


sanct08  (06.06.2019 à 11:10)

Convaincre Moïra n’avait pas été particulièrement aisé mais Laurel et Tommy étaient parvenus à leurs fins. Ils avaient scrupuleusement mis au point, heure par heure, leur planning du samedi 21 janvier, date anniversaire de Théa. Ils allaient la récupérer chez elle à 9h30 afin de l’emmener « bruncher » dans un petit coffee shop que fréquentait Laurel avant de se rendre au Musée afin qu’elle puisse admirer les œuvres de Van Gogh à cette exposition à laquelle elle avait tant souhaité se rendre. Tommy avait ensuite convaincu Laurel de les emmener dîner dans le meilleur restaurant de la ville, qui était aussi le plus cher, et de leur offrir à toutes deux le repas. L’après-midi devait être consacré à la visite du zoo et à une autre activité que Théa devrait choisir.

            Le jour venu, le trio partit donc à l’heure convenue pour aller « bruncher ». Tommy réussit même son pari en faisant sourire ses deux amies en montant un « théâtre de nourriture » racontant la triste histoire de Sire Algaran, amoureux transit de Mel la saucisse qui n’avait d’yeux que pour Paul l’œuf à la coque. Le groupe se rendit ensuite au Musée et Théa fut enchantée de pouvoir visiter la fameuse exposition consacrée à Van Gogh. Elle était tellement ravie qu’elle n’eut de cesse de parler en exposant à ses deux amis tout ce qu’elle savait sur le peintre à l’oreille unique et ses œuvres. Elle se montra tellement volubile et convaincante que, pour lui faire plaisir, Laurel et Tommy acceptèrent de participer avec elle au « Grand jeu de la peinture » organisé par l’établissement dans le but de gagner 1 an de visite, pour une personne, au Musée et dans toutes les galeries d’art de Starling City. Si Théa rendit son questionnaire participatif sur l’art dûment complété, ce ne fut pas le cas deux autres qui ne le retournèrent qu’à moitié complété. Elle fut tellement amusée de leur air désappointé qu’elle afficha un large sourire qui ne devait plus la quitter de la journée. Puis vint le tour du déjeuner qui fut riche en saveurs bien qu’il faillit tourner court lorsque Tommy manqua de s’étouffer avec un raisin après avoir flashé sur une petite serveuse qui s’avéra, finalement, être un travesti. Cette petite mésaventure fit rire aux éclats les deux filles et leur hilarité dura pendant une bonne partie de l’après-midi, renforcée chaque fois que le mot « fille » était prononcé. La visite du zoo se révéla tout aussi instructive que celle du Musée et Théa eut même le droit de caresser un bébé tigre blanc. L’heure du goûter les trouva en train de faire du lèche-vitrine et Laurel céda à l’appel du shopping en s’achetant une nouvelle paire de bottines.

Lorsqu’ils raccompagnèrent Théa chez elle, la pré-adolescente avait les yeux brillants de joie et d’excitation lorsqu’elle leur jura qu’elle venait de passer, en leur compagnie, sa meilleure journée depuis la mort d’Oliver et de son père. Laurel et Tommy avaient gagné leur pari.


sanct08  (06.06.2019 à 11:43)

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721 : La preuve vivante (inédit)
Lundi 6 mai à 21:00
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720 : Révélations (inédit)
Lundi 29 avril à 21:00
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719 : Spartan (inédit)
Lundi 22 avril à 21:00
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718 : Canari perdu (inédit)
Lundi 15 avril à 21:00
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717 : L'héritage (inédit)
Lundi 25 mars à 20:00
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Le calendrier du mois de juin 2019 est arrivé sur le quartier et est signé serieserie. C'est avec...

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