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Un nouveau monde

Créateur : sanct08 
Date de création : 07.11.2019 à 07h45

Message du créateur :
Fanfic basée sur la réflexion d'Oliver et Sara selon laquelle "tout a commencé avec eux" (épisode crossover 207 LoT et 508 Arrow)

Cet épisode compte 30 paragraphes

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« Le temps presse. Avez-vous pris votre décision ? »

Les silhouettes vaporeuses s’impatientaient. Elles attendaient une réponse. Les 4 amis se regardèrent : chacun, à cet instant précis, était conscient de se faire le porte-parole de l’Humanité à travers le multivers. Leurs destins, et ceux de milliards d’êtres humains, étaient en jeu. Il leur était possible de tous les sauver, ou presque. Certains d’entre eux, plus qu’ils ne pouvaient sans aucun doute l’envisager, allaient périr. Mais avaient-ils vraiment le choix ? Les Instances Régisseuses, ces êtres vaporeux tout puissants, ne leur offraient aucune autre option valable.  Soit ils acceptaient tous les sacrifices nécessaires à la survie des espèces peuplant le multivers soit ce dernier s’effondrait et tous périssaient. Le temps jouait contre eux et il leur était impossible de prendre l’entière mesure des conséquences qu’engendrerait leur décision. S’ils voulaient sauver un maximum de personnes et empêcher un big-bang multiversel, ils n’avaient pas le choix. Ils échangèrent un regard, prièrent pour que leur choix soit le meilleur possible et qu’ils n’aient pas à le regretter un jour, puis, d’une seule voix, ils donnèrent leur consentement.


sanct08  (07.11.2019 à 07:46)

« Avance mon enfant. C’est donc toi, en dépit du fardeau que cela représente et représentera sans aucun doute un jour, qui devient le Vecteur Primaire. C’est donc à toi plus qu’aux autres qu’incombe la lourde tâche de garder, même profondément enfouie, une trace du passé. C’est courageux et sans doute un peu égoïste de ta part cependant cela vous sauvera tous. Rappelle-toi que vous étiez 4 à décider mais que ta volonté fut la leur. Le souvenir rattrape toujours l’être humain et un jour, peut-être, il faudra en payer le prix. »


sanct08  (08.11.2019 à 11:22)

Sara se réveilla en sursaut, haletante et couverte de sueur. Elle venait encore de faire un mauvais rêve. Les souvenirs se bousculaient dans sa tête : la tempête, le mugissement du vent, le tangage du bateau, l’inondation, l’eau dans ses poumons l’empêchant de respirer. La peur, le froid, la mort. Sara se donna une claque mentale : il fallait qu’elle se ressaisisse ! Elle ne pouvait pas s’apitoyer sur son sort, surtout pas aujourd’hui ! Elle devait être en forme pour présenter son nouveau projet à l’école de Matteo : la visite de la maison de la presse locale et tous les bénéfices qui pouvaient en découler. Elle avait obtenu de son patron et de la directrice de l’école l’autorisation de faire visiter les lieux dans le but d’éveiller les sens des écoliers aux misères du monde. Vaste projet !

A l’origine, Sara était reporter de guerre mais, au fil du temps et de ses missions, elle avait été amenée à voir ses centres d’intérêts évoluer. Elle avait toujours été une « touche-à-tout » et son métier n’avait pas fait exception à la règle. Ainsi, depuis quelques années, elle se servait de son temps libre pour faire son possible (à travers ses reportages, des expositions et des visites dans les écoles ou autres lieux publics culturels) pour faire partager ses expériences, ses émotions et ses projets pour essayer de sauver le monde au plus grand nombre afin de préserver sa planète, ses peuples et ses richesses. Elle avait ainsi travaillé avec le département « Patrimoine et Cultures » du Starling City Gambit (son journal) pour apporter son témoignage sur les beautés croisées au fil de ses missions, monté une exposition sur la nécessité de sauvegarder les monuments historiques dans les zones à risques ou encore milité pour les droits des populations opprimées par la guerre.

Aujourd’hui elle avait pour mission d’expliquer à la directrice de l’école et à l’enseignante de Matteo quels pouvaient être les apports au programme scolaire d’une exposition consacrée aux difficultés quotidiennes rencontrées par les écoliers victimes de la guerre. Elle souhaitait faire prendre conscience aux enfants de leur chance de vivre dans un pays en paix et les pousser à apprécier la banalité de leurs vies. Elle préparait ce dossier depuis des semaines et rien, pas même ses cauchemars, ne devait la détourner de son objectif.

Rassénérée et son énergie recentrée sur les points importants de son argumentaire et de sa journée, elle se leva et se dirigea vers la cuisine. Soudain, elle chancela et dut se retenir au mur pour ne pas tomber. Cependant, dans sa précipitation à atteindre son point d’appui, elle avait renversé un vase qui tomba à terre et se brisa. Le bruit de la chute alerta apparemment quelqu’un et une personne surgit dans son dos en lui demandant si tout allait bien. Or l’impudent personnage eut le malheur, en posant sa question, de poser sa main sur l’épaule de la jeune femme complètement déboussolée. Sara, mue par un réflexe qu’elle ne pensait pas posséder, se retourna vivement et fit basculer l’homme à terre. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le malheureux se retrouva sur le dos, un morceau du vase brisé sous la gorge face à une Sara prête à tuer.

« Sara ! Sara ! C’est moi ! C’est Anthony ! »

Anthony ? Ce prénom évoquait quelque chose à Sara. Tout d’un coup, la mémoire lui revint et, horrifiée par son geste elle recula de quelques pas pour faire face à son fiancé.

« Excuse-moi Tony ! Je…je ne sais pas ce qui m’a pris.

- Moi je sais. Tu as encore eu une de tes pertes de mémoire ou une de tes visions ! Heureusement pour moi qu’elle n’était que temporaire ! Une minute de plus et je crois bien que tu m’aurais tranché la gorge ! dit-il en se massant le cou »

Sara le fixa, gênée. Elle souffrait de troubles de la mémoire et de visions, plus ou moins sévères selon les crises, depuis son accident de voiture 6 mois plus tôt. Son état s’améliorait de jour en jour mais elle avait parfois quelques rechutes. Et, à chaque fois, elle se retrouvait à faire des choses surprenantes telles que parler chinois (Sara parlait l’arabe mais était bien incapable d’articuler le moindre mot dans une langue asiatique), identifier des plantes médicinales ou décrypter des caryotypes à la télévision ou encore essayer de tuer l’homme qui partageait sa vie depuis 2 ans.

« Ne t’inquiète pas, il n’y a pas mort d’homme ! lui lança-t-il en rigolant afin de la rassurer

- Comment peux-tu rire ? J’aurais vraiment pu te tuer !

- Il est vrai que tu m’avais tout l’air d’une meurtrière il y a 2 secondes mais tu es déjà un ninja. Un ninja ne tue pas, si j’en crois ce que j’ai vu dans les films et dessins animés de Matteo, ou alors il ne tue que par obligation. Et tu t’es ressaisie. Ton absence n’a duré que quelques secondes, c’est un progrès indéniable ! Ta famille sera ravie de le savoir ! »

L’optimisme de son fiancé dépassait la jeune femme mais lui faisait également beaucoup de bien. Elle était convaincue que sa guérison aurait pu, et même aurait dû être plus longue, s’il n’avait pas pris la situation avec une telle décontraction. Décontraction qui avait, sans aucun doute, joué un rôle majeur dans son divorce…

« N’en parle pas à Matteo, intervint Sara, je ne suis pas certaine qu’il ne prendrait pas la fuite. Quoique…lui en parler permettrait peut-être de lui sauver la vie. Il aurait le temps de réagir et de prendre la fuite si jamais ma folie meurtrière me reprenait et qu’il en fasse les frais. Il est jeune et absolument pas en mesure de résister face à une adulte.

- Tu ne feras jamais de mal à Matteo. Je le sais. »

Sara ne semblait pas vraiment convaincue mais l’arrivée du garçonnet, les yeux encore pleins de sommeil, lui enleva la lourde tâche d’argumenter.

« Papa, qu’est-ce qu’il se passe ?

- Rien mon bonhomme. Sara a juste cassé le vase à cause d’une maladresse.

- Ah. J’ai faim ! déclara-t-il soudain parfaitement éveillé et désintéressé du bruit qui avait causé son réveil un peu trop matinal

- Je vais préparer les yeux brouillés. Va à la cuisine en faisait attention à ne pas mettre les pieds sur les éventuels petits morceaux du vase qui traînent dans le couloir. Sara, peux-tu balayer s’il te plait ? »

Elle acquiesça et embrassa tendrement Matteo sur le front lorsqu’il passa près d’elle pour gagner la cuisine. Anthony le suivit non sans avoir adressé un sourire rassurant à sa fiancée. Cette dernière, pour sa part, n’était pas à l’aise et craignait que cet incident ne gâche sa journée…


sanct08  (08.11.2019 à 12:42)

La sonnerie du réveil tira Oliver du lit. Il était éveillé depuis un long moment mais n’avait pas voulu se lever de peur de réveiller sa femme. Il enfila un T-shirt, embrassa tendrement Irina sur la joue et se rendit à la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Il était en train de terminer la préparation de sa fameuse omelette lorsqu’il se rendit compte que, la veille, il avait oublié de contacter son service de communication pour leur demander de repousser son rendez-vous de 14h. Andrew, son plus jeune fils, avait mal aux oreilles et il devait le conduire chez le médecin. Résigné à se servir si tôt de son téléphone portable, il composa le numéro d’Alex Davis pour lui annoncer la nouvelle. Son directeur de cabinet ne fut pas enchanté d’apprendre qu’il décommandait ce « rendez-vous primordial de son planning électoral » mais Oliver se montra intraitable et le jeune homme dut capituler. Il venait tout juste de raccrocher lorsqu’Irina pénétra dans la pièce.

« Bonjour mon amour !

- Bonjour ma chérie. Je ne voulais pas te réveiller, dit-il en l’attirant à lui pour l’embrasser, et espérais avoir le temps de préparer le déjeuner pour te le monter.

 - Oh mais que me vaut cet honneur ? Ce n’est ni mon anniversaire ni Noël, le taquina-t-elle

- Un mari aimant et attentionné a-t-il nécessairement besoin d’une occasion spéciale pour dorloter sa femme ? répondit-il sur le même ton »

Il obtint pour seule réponse un ronronnement satisfait de son épouse et s’apprêtait à entamer une plus sérieuse entreprise lorsque Jordan, son fils aîné, fit à son tour son entrée.

« Beurk, c’est dégoûtant, lança-t-il à ses parents enlacés, ça coupe l’appétit ! Même tante Théa et oncle Roy ont plus de savoir-vivre et ils n’ont pas encore d’enfants !

- Eh bien si tu n’as pas faim, tu peux monter t’habiller, se moqua son père en faisant mine de lui retirer son bol de céréales et son assiette remplie de l’omelette tout juste sortie du feu »

Le pré-adolescent, outré, se jeta sur celle-ci et dévora son contenu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire sous les éclats de rire de ses parents.

« Si ce solide petit déjeuner ne te fait pas faire des étincelles en EPS, je crois que ton cas sera officiellement désespéré ! »

L’actuel maire de Starling City savait que son fils adorait le sport en dépit de ses faibles résultats.

« Oh ça devrait aller aujourd’hui. Nous commençons les cours de tir à l’arc, si je galère tu n’auras qu’à me donner des leçons de rattrapage. »

Oliver était en effet, depuis son enfance, un passionné de tir à l’arc et prenait des cours dans le club de la ville depuis l’âge de 7 ans. Il avait commencé ce sport avec son ami de toujours, Tommy Merlyn, mais ce dernier avait vite laissé tomber. Oliver s’était donc retrouvé seul mais cela ne l’avait pas empêché de continuer. Son niveau était même tellement bon qu’il avait déjà participé à des tournois nationaux ! C’est pourquoi, décidé à faire partager sa passion à ses garçons, il les avait emmenés avec lui très tôt aux entraînements. Si Andrew avait détesté ce sport, son frère l’appréciait suffisamment pour, de temps à temps, laisser son père devenir son professeur. Cependant, depuis qu’il était devenu maire 3 ans plus tôt, Oliver était moins disponible et cela attristait ses fils. Il s’était promis de s’aménager plus de temps libre cette année pour s’occuper exclusivement de sa famille mais il savait que les siens devraient s’habituer à ses absences lorsqu’il se lancerait dans la course aux sénatoriales. Tout à coup, alors qu’il était en train de repenser à la première fois où il avait tenu un arc dans ses mains, l’image d’une femme asiatique s’invita dans ses pensées.

« Shado, marmonna-t-il sans même sans rendre compte

- Qui est Shado ? questionna Irina

- Qui ?

- Shado. Tu viens de l’appeler. Qui est-ce ?

- Je ne sais pas. Sans doute un membre du staff, répondit-il soucieux de préserver sa journée d’une crise de jalousie de sa femme. Je crois qu’elle s’occupe du maquillage, continua-t-il sans grande conviction alors même qu’une image de Shado en train de l’embrasser l’empêchait de trouver une meilleure réponse

- Hum… »

Désireux de ne pas s’attarder sur le sujet mais se promettant de remonter le fil de ses souvenirs pour savoir où, quand et comment il avait pu rencontrer cette jeune femme inconnue, il décréta qu’il était grand temps de se préparer pour aller travailler.


sanct08  (09.11.2019 à 17:46)

« Barry ! Barry ! Debout ! Si tu ne te lèves pas maintenant, tu vas encore être en retard au boulot ! »

La voix d’Iris tira Barry du sommeil. Il jeta un œil sur son réveil et constata, à sa grande horreur, qu’il était déjà 8h40.

            « Pourquoi tu ne m’as pas réveillé plus tôt ?!

            - Ca fait 20 minutes que je te hurles dans les oreilles et que j’ai mis la musique à fond, au point que les voisins sont venus me demander de baisser le volume, dans l’espoir que tu quittes les bras de Morphée ! Mais rien à faire ! s’offusqua la belle brune. Tu peux vraiment faire concurrence à Dormeur ! »

La référence matinale à Disney, peu flatteuse au vu des circonstances, à Disney acheva de décider Barry à se lever. En grommelant, il s’extirpa de ses couettes et, profitant de l’absence de sa fiancée, il usa de sa super vitesse pour se vêtir au plus vite. Alors qu’il semblait prêt à gagner la cuisine pour avaler en vitesse un bon petit déjeuner, il se rendit compte que ses chaussettes étaient dépareillées. En soupirant il entreprit alors de commencer à fouiller ses tiroirs à la recherche de leurs jumelles lorsque quelque chose retient son attention. La présentatrice du journal télévisé, que Barry entendait distinctement en dépit du fait qu’Iris ait dû baisser le son, annonçait qu’un certain Hunter Zolomon, un scientifique de renom, s’apprêtait à annoncer au grand public la découverte révolutionnaire qu’il venait de faire : la purification de l’eau lourde. L’évocation de ce nom évoqua en lui un souvenir violent : un homme, Hunter Zolomon, transperçait de son poing la poitrine de son père, Henry Allen, qui s’effondrait raide mort sur le sol. Barry chancela et tomba du lit. Impossible ! Son père n’était pas mort mais en prison.

            « Barry ? Ca va ? Tu es tout pâle. s’inquiéta Iris qui était venu voir où il en était de son habillage

            - Ca va, répondit-il d’une voix malgré tout un peu tremblotante, juste un malaise parce que j’ai faim. Ce n’est rien. Ca ira mieux dans quelques instants.

            - Je vais t’apporter de quoi manger immédiatement. Quelque chose de sucré de préférence. Ca te fera du bien, reprit Iris en quittant précipitamment la pièce »

Le jeune homme acquiesça et la remercia. Quelle était cette étrange vision ? Que signifiait-elle ? Pourquoi avait-il soudain songé qu’un brillant scientifique puisse tuer son père ? Ceci était d’autant plus invraisemblable qu’aucun humain ne pouvait transpercer la poitrine d’un homme à la seule force de son poing ! A moins qu’il ne soit pas humain… Était-il possible qu’il s’agisse d’un méta-humain ? Barry secoua la tête. Il était en plein délire. Ce scientifique n’avait rien d’un criminel et ne connaissait sans doute pas l’existence d’Henry Allen. Penser à son père était douloureux. Barry ne parvenait toujours pas, en dépit de ses efforts, à innocenter ce dernier du meurtre de sa mère survenu 19 ans auparavant. Il avait pourtant été prêt à toucher du doigt ce rêve d’enfant, deux ans plus tôt, en découvrant que Nora Allen avait été assassinée par un speedster qui n’était autre que son ancien mentor : le Dr Harrisson Wells. Ou plutôt Eobard Thoawne puisque tel était son vrai nom. Cependant ce dernier s’était volatilisé du temps et de l’espace sans rien laisser derrière lui pour faire libérer de prison un homme innocent. Depuis Barry travaillait sans relâche, avec l’aide de ses amis de Star Labs, à trouver une preuve irréfutable pour faire relâcher l’ancien médecin.

            « Barry, wouhou, Barry ! »

La voix de sa fiancée ramena une nouvelle fois le jeune homme à la réalité. Elle lui tendait un morceau de sucre et tentait de lui prendre sa température ainsi que son pouls pour s’assurer qu’il allait bien. Il la rassura d’un sourire puis, chassant de ses pensées son père et Zolomon, il fila aussi vite que l’éclair afin d’arriver à l’heure au poste de police pour éviter de se faire une nouvelle fois disputer par le Capitaine Singh.


sanct08  (18.11.2019 à 08:05)

Alex entra dans la chambre de sa sœur, la mine sombre. Kara comprit tout de suite que quelque chose n’allait pas et se redressa d’un bond dans son lit pour lui demander ce qui se passait lorsque sa sœur commença à se transformer en une chose horrible.

« Kara, il est arrivé quelque chose de grave… »

Le reste de ses paroles se perdit dans le hurlement que poussa la jeune femme en la voyant se doter de crocs. Kara fut alors tirée de son sommeil par son chat tigré, Patachon, qui réclamait sa tournée de caresses matinales. Elle l’attira à elle et le serra fort, comme pour chasser sa peur.

            « Oui le chat, je m’occupe de toi ! Tu es un gentil chat même si tu réveilles toujours ta maîtresse à une heure trop matinale. Cette fois, au moins, m’as-tu empêchée d’aller au bout de mon cauchemar, soupira-t-elle »

Patachon la fixait intensément, l’air fier, et la jeune femme renonça très vite à ses peurs et à son envie de le gourmander. Elle resta ainsi quelques minutes à la cajoler puis se résigna à se lever pour se préparer à déjeuner. En pénétrant dans la cuisine, elle tomba nez à nez avec Maggie Sawyer, la petite-amie de sa sœur.

            « Oh salut Maggie ! Je ne savais pas que tu étais encore en ville.  

            - Salut Kara, en fait je devrais déjà être en route pour National City mais mon avion a été annulé à la dernière minute hier soir. Du coup Alex m’a proposé de rester dormir. Tu n’étais pas encore rentrée alors j’espère que ça ne te gêne pas ? »

Kara, occupée à essayer de faire tenir un maximum de céréales dans sa bouche en même temps, hocha négativement la tête. Elle aimait bien Maggie et savait qu’elle manquait à Alex depuis que cette dernière était revenue s’installer, temporairement, à Central City afin de contribuer à l’élaboration d’une succursale du DEO dans la ville des métas-humains.

            « Oh toi tu essayes encore de battre le record de Winn, déclara Alex en entrant à son tour dans la pièce et en interrompant son geste pour embrasser sa jeune sœur sur la joue vu que celle-ci semblait intensément concentrée sur sa mastication, tu finiras vraiment par t’étouffer un de ces jours en avalant autant de céréales d’un coup.

- Jesuisobligéedecroirequejevaisyarriver, crachota Kara

- Que dis-tu ? Articules Kara ! se moqua gentiment sa sœur

- Je disais que j’étais obligée de croire que je vais finir par y arriver. Je me force à cet exercice quotidien, depuis des années, pour prouver à Winn que je peux faire aussi bien que lui et gagner ce stupide concours ! D’autant plus que je mâche, en théorie, plus vite que lui. Je dis bien en théorie car, jusqu’à présent, il a toujours réussi à me battre.

- Mouais, enfin tu es la « fille de fer » pas la « fille masticatrice de céréales », répliqua sa sœur

- C’est du pareil au même ! Ecoutes mes mâchoires sont d’acier donc je devrais être en mesure de croquer plus de céréales à la seconde que Winn ! »

L’air misérable de Kara fit rire Alex et Maggie. La Kryptonienne, faussement vexée, leur tourna le dos et alluma la radio. L’animateur recevait ce jour-là la Présidente de CatCo et un dénommé Maxwell Lord afin d’évoquer ensemble la mystérieuse Myriad qui terrorisait National City. Kara avait toujours voulu devenir journaliste comme son cousin Clark Kent alias Superman tragiquement décédé quelques semaines plus tôt en arrêtant l’une des nombreuses et infectes machinations de Lex Luthor. Elle avait toujours rêvé de travailler pour Cat Grant en dépit de tout ce qu’elle avait entendu dire à son sujet mais le Destin en avait décidé autrement et elle n’avait pas accompli son rêve. Soudain, une foule d’image dans lesquelles elle se voyait converser avec Cat Grant déferla dans son esprit. Elle se rappelait, sans qu’elle puisse se l’expliquer, la première entrevue qu’elle avait eu avec la fameuse journaliste. Puis ce furent des images de Maxwell Lord et de sa kryptonite rouge qui fusèrent : elle pouvait même sentir la haine qu’elle lui portait et pourtant elle ne l’avait jamais rencontré !

            « Kara, ça va ? »

La voix de sa sœur ramena la jeune femme à la réalité. Elle la rassura d’un sourire et se prépara pour aller travailler. Néanmoins, elle était troublée par ce qui venait de lui arriver et se promit d’en discuter au plus tôt avec Alura.


sanct08  (19.11.2019 à 08:03)

« Barry ! Psitt ! Par ici ! »

Le jeune homme se retourna vivement, un peu trop d’ailleurs, et renversa son gobelet de café sur le beau chemisier de son amie.

            « Oups…. Kara, je suis vraiment désolé !

            - On a pas le temps pour ça, répliqua Kara en essayant de cacher de son mieux les tâches à l’aide son foulard, si Singh apprend que tu es encore en retard il te tuera ! Tu vas entrer avec moi, par derrière, et si quelqu’un nous croise on dira que j’avais besoin de ton aide pour rédiger mon prochain communiqué sur les dégâts causés par le Weather Wizard. »

Barry n’eut que le temps d’hocher positivement la tête avant que Kara ne l’entraîne de force dans son sillage. Dès qu’ils furent entrés dans le Commissariat principal de Central City, Kara et lui se cachèrent derrière chaque pan de mur dès que le nom du Capitaine était prononcé comme s’ils craignaient de le voir surgir devant eux comme par magie. Barry imitait son amie dans les moindres mouvements et priait pour être dans son bureau avant que la rumeur de son nouveau retard ne se répande comme une traînée de poudre et ne parvienne aux oreilles de son supérieur. Singh avait beau être conciliant, il ne fallait pas pousser sa gentillesse aux limites du tolérable. Et cette fois, Joe ne pourrait peut-être pas intervenir pour lui sauver la mise… Finalement, la chance accompagna les deux amis qui purent atteindre le bureau de Mr Allen sans encombres.

            « Merci Kara. Tu as été géniale, comme d’habitude. Je ne sais pas ce que je ferais si Iris, Joe et toi n’étiez pas souvent en train de me sauver la mise.

            - Oh je suis certaine qu’avec ton air charmeur et ton si mignon sourire, tu aurais d’autres collègues à tes pieds pour peu que tu t’en donnes la peine bien sûr ! Et puis, tu as Cisco et Ralph qui sauvent souvent bien plus que ton job puisqu’ils sauvent la vie de ton alter-ego et, par conséquent, la tienne.

            - Je te jure que je fais tout mon possible pour ne pas me mettre inutilement en danger mais (il baissa d’un ton à ce moment de la conversation de manière à ce que seule la Kryptonienne puisse entendre) Flash doit bien prendre des risques s’il veut sauver des vies. Tout comme Supergirl d’ailleurs. »

Kara sourit à son ami. Elle se demandait souvent, et Barry faisait de même, ce qu’elle ferait si elle devait lui mentir sur sa véritable personnalité et ses « heures supplémentaires ». Les deux amis avaient toujours été honnêtes l’un envers l’autre : il savait qu’elle était une alien et elle savait qu’il était le plus connu et le plus apprécié des métas-humains, Flash.

            « Alors dis-moi donc ce qui t’a retardé ce matin ?

            - J’ai rêvé de mon père… Enfin rêvé n’est pas vraiment le terme approprié. »

Barry se tut, hésitant. Il savait pourtant pouvoir tout confier à Kara, bien plus qu’à Iris d’ailleurs, mais il craignait qu’elle ne le prenne pour un fou.

            « Barry ? Ca va ?

            - Promets-moi de ne pas me traiter de dingue.

            - Promis, jura Kara, surprise

            - Ce matin, en écoutant les informations, un reportage évoquait le célèbre scientifique Hunter Zolomon et, en entendant son nom, je l’ai soudain vu en train de tuer mon père.

            - Tuer ton père ?! Comment ?

            - Il lui transperçait la poitrine à la seule force de son poing.

            - Alien ou méta à ton avis ?

            - Attends, attends… Tu me crois ?

            - Evidemment ! s’indigna son amie. La seule chose que je ne m’explique pas est la raison pour laquelle cet homme s’en prendrait à ton père.

            - Je pourrais peut-être rendre visite à Papa pour lui demander quels sont ses liens avec ce Monsieur Zolomon et….

            - Mr Allen ! »

Le Capitaine Singh, commandant des forces de police de Central City, fit irruption dans le bureau de son subalterne.

            « Où est le rapport sur l’affaire Marco Perez ?

            - Marco Perez…, la suite de la phrase se transforma en un murmure inaudible lorsque Barry se rendit compte qu’il avait négligé de rédiger le fameux rapport parce qu’il était parti précipitamment, la veille, porter secours à des âmes en détresse

            - Oui, le dealer méta-humain retrouvé mort à la gare, s’impatienta le Capitaine »

Kara comprit aussitôt dans quel pétrin était son ami et, pour lui donner un peu de temps, accapara l’attention de leur supérieur en insistant pour obtenir son point de vue dans l’affaire du Weather Wizard afin d’agrémenter son communiqué. Barry la remercie d’un signe de tête et, aussi silencieusement que possible compte-tenu de la vitesse à laquelle il se mouvait, entreprit de rédiger son rapport. Il fut une nouvelle fois stupéfait de constater que Kara et lui parvenaient à duper leur supérieur. Tout fut réglé en quelques secondes et ce fut avec soulagement que le jeune homme put remettre son document. Singh, convaincu que quelque chose lui échappait, ne trouva rien à redire mais quitta les lieux avec un air suspect. Les deux amis attendirent d’être certains qu’il ne puisse plus les entendre (ce qui fut rendu aisé grâce à la super ouïe de Kara) pour reprendre leur conversation.

            « Avant d’être interrompus, merci pour le coup de main d’ailleurs, je disais que j’allais interroger mon père afin de savoir ce qu’il a en commun avec ce Mr Zolomon. Je pourrais également en parler à la team S.T.A.R Labs.

- Ce serait une bonne idée car j’aimerais beaucoup comprendre pourquoi tu as eu cette « vision ». Puisqu’on en parle, j’en ai eu une aussi. »

Elle entreprit alors de lui raconter l’étrange scène dont elle avait été la victime le matin même. Les deux super-héros étaient perplexes : qu’était-il en train de leur arriver ? Quelle était la cause de leurs « visions » ? Qui devaient-ils craindre ? Et, surtout, qui connaissait leur véritable identité ? Kara et Barry étaient persuadés que leurs « visions » avaient été déclenchées par un stimulus quelconque après que quelqu’un eut découvert leurs véritables nature et mission. Néanmoins ils avaient une confiance absolue en leur entourage et ne voyaient pas qui aurait pu les trahir ni pour quelles raisons on voudrait s’acharner sur eux. Aucun d’eux ne pouvait, à l’heure actuelle, apporter de réponse à leurs questions mais ils se promirent de faire toute la lumière sur cette affaire.


sanct08  (20.11.2019 à 08:31)

Félicity Smoak entra dans le bureau d’Oliver, l’air sévère.

            « Félicity, quelque chose vous tracasse ?

            - Oui, votre ordinateur.

            - Vous n’avez pas pu arranger ses problèmes ? s’inquiéta le maire

             - Oh bien sûr que si mais vous auriez pu les éviter si vous aviez écouté mes recommandations et téléchargé les dernières mises à jour ! »

John Diggle, garde du corps d’Oliver Queen, pouffa devant l’air contrit de son employeur. Seules les femmes, surtout les jolies blondes, arrivaient toujours à le mettre mal à l’aise. Et pourtant ! Dans ses jeunes années, Oliver été connu pour avoir été le plus grand séducteur de Starling City mais il était en réalité un grand timide. La moindre conversation avec une femme (qui n’était pas Sara Lance, sa mère ou sa jeune sœur) lui demandait souvent d’importants efforts. Et Félicity Smoak parvenait systématiquement à mettre à mal sa bonne volonté. Diggle se demandait souvent comment il avait pu surmonter sa timidité presque maladive pour avoir une vie amoureuse aussi remplie. Peut-être que son argent et son physique y étaient pour quelque chose… Cependant, pour l’heure, aucun des deux ne lui étaient utiles pour affronter l’informaticienne qui se tenait devant eux, les poings sur les hanches et l’air mécontent.

            « Il vous suffit de cliquer sur « installation » et le reste se fait de lui-même, expliqua-t-elle une nouvelle fois avec un air désemparé face à la mauvaise volonté de son employeur

             - Mais je ne vois pas l’intérêt de passer à une version d’exploitation soi-disant plus simple d’utilisation et mieux que la précédente qui ajoute tout un tas d’applications inutiles ! répéta, pour la énième fois depuis qu’il connaissait Félicity, un Oliver désabusé

            - Au contraire ! Ces nouveaux systèmes sont l’avenir de l’informatique et, surtout, permettent au grand public de suivre les évolutions en la matière. »

Oliver et Diggle levèrent un sourcil sceptique.

            « Très franchement je ne comprends pas pourquoi les gens s’obstinent à refuser les mises à jour logicielles que proposent leurs équipements.

            - Parce que c’est une perte de temps, suggéra le garde du corps

            - Parce que c’est toujours aux pires moments qu’une tragédie survient et qu’on n’a pas accès à internet pour suivre l’info, avança Oliver. Imaginez un Président, un maire ou un Justicier ayant absolument besoin de se renseigner sur un drame en court et qui ne peut avoir accès à un ordinateur ou à un téléphone parce que ces derniers font d’interminables mises à jour ! Ce serait vraiment très bête !

            - Ca fait près de 6 ans que je travaille pour vous et jamais je n’ai entendu de telles sottises sortir de votre bouche ! Et pourtant, Dieu sait que parfois vous me fournissez du travail sous de faux prétextes ! De plus je vous signale que ces mises à jour interminables permettent de charger une version plus récente d’applications essentielles à la survie d’une ville… »

Un sourire apparut sur le visage d’Oliver et le reste des paroles de son employée se perdit dans les méandres de son esprit. Pendant qu’elle continuait de déblatérer sur l’homme d’affaires, il se surprit à penser à elle comme il ne l’avait jamais fait jusqu’alors et se remémora leur première rencontre.

Elle avait noué ses longs cheveux blonds en catogan, portait un chemisier rose et mâchouillait un stylo rouge. Il était très vite tombé sous le charme de cette jeune femme qu’il avait rencontré au sein de l’entreprise familiale lorsqu’il lui avait demandé son aide pour récupérer des informations contenues dans un disque-dur criblé de balles. Un disque dur criblé de balles ? Oliver tiqua. Il n’avait jamais rien fait de dangereux de sa vie, sauf si l’on exceptait que faire du nudisme en plein hiver avec Tommy pour impressionner des filles constituait un risque d’attraper une pneumonie, et se demanda comment cette idée saugrenue avait pu lui traverser l’esprit. D’autant plus que s’il avait vraiment fait quelque chose de ce genre, Félicity l’aurait sans doute dénoncé à la police, il en était quasiment certain. Non, lui cria soudain une petite voix dans sa tête, jamais elle n’aurait fait ça ! La douce Félicity avait toujours couvert ses traces !

Oliver secoua la tête pour chasser, pour la deuxième fois de la semaine, cette impression étrange que sa vie n’était pas telle qu’elle devrait être. Le stress engendré par les problèmes municipaux devait lui faire tourner la tête. Peut-être devrait-il consulter un psychiatre ? Ou un devin ? Ah oui, et pendant qu’il y était, pourquoi pas un magicien ? Il rit intérieurement de ses propres remarques. La magie n’existait pas, il le répétait à Théa sur tous les tons depuis toujours, et pourtant il eut soudain le sentiment confus qu’elle lui avait pris quelqu’un…


sanct08  (21.11.2019 à 08:09)

L’exposition prévue dans les locaux du Starling City Gambit pour clore la visite scolaire avait été un franc succès. Sara était fière du travail qu’elle avait accompli au cours des dernières semaines. Convaincre le personnel de l’école de Matteo s’était avéré plus facile qu’elle ne le pensait. Elle était en train de mettre au propre ses notes, son plan d’article et d’inventorier précisément tous ses documents de travail pour les archiver ensuite lorsque Mr Heywood, consultant historique pour le journal, pénétra dans son bureau.

            « Oh, bonsoir Sara ! Je ne pensais pas avoir la chance de vous trouver encore ici au vu de l’heure qu’il est.

            - Bonsoir Nathaniel, ce n’était en effet pas prévu mais mon ordinateur personnel est HS et je dois impérativement rendre mon article sur l’exposition au patron demain matin. Mais que faites-vous là ?

            - On m’a dit que vous pourriez éventuellement m’obtenir un laisser-passer auprès de la famille Queen. Ma 4e thèse porte sur l’histoire de leur famille, leur entreprise et leurs implications respectives dans le développement de la ville. J’aurais donc voulu les rencontrer pour leur demander la permission d’accéder à leurs archives personnelles. Je comptais vous laisser une demande, sur votre bureau, à ce sujet.

            - Votre 4e thèse ?! Nathaniel, avez-vous une vie en dehors de vos études et de votre job de consultant ?

            - Ma dernière petite-amie m’a largué il y a peu et quand on est hémophile, il est parfois difficile d’avoir une vie sociale quand la moindre chose peut vous blesser et potentiellement vous tuer. »

Nathaniel avait prononcé ces mots avec désinvolture mais Sara, qui ignorait la situation dans laquelle il se trouvait, fut gênée. Elle eut soudain envie de le mettre en garde contre les dangers qu’il prenait en restant près d’elle et de tous les objets tranchants qu’elle avait rapportés de ses diverses missions mais, avant qu’elle n’ait pu se contrôler ou réfléchir à ce qu’elle pourrait dire, d’autres mots s’échappèrent de sa bouche :

            « Vous devriez contacter le Professeur Palmer. Il pourrait peut-être vous aider.

            - Le Professeur Palmer ? Le créateur de montres connectées et génie des sciences ? Pourquoi ? s’étonna l’historien »

Sara était bien en peine de lui répondre. Elle ignorait pourquoi elle lui avait dit ça. Elle était convaincue que, d’une manière ou d’une autre, il pourrait soigner l’hémophilie de Mr Heywood à l’aide d’un sérum quelconque mais ne savait pas comment lui faire part de ce sentiment. Elle opta donc pour une réponse plus banale mais bien plus sûre.

            « Je pense simplement qu’il travaille sur bien plus de choses que le laissent supposer ses travaux officiels et l’on m’a dit qu’il était toujours partant pour découvrir de nouveaux domaines. Peut-être que la médecine ou la médecine robotique l’intéresserait.

            - Oh, vous voulez dire qu’il pourrait travailler pour une organisation gouvernementale et que ses travaux seraient mis sous scellés ? Ou mieux qu’il serait un espion ? s’enthousiasma Nathaniel »

Sara, par réflexe, leva les yeux et les bras au ciel en signe d’exaspération. L’enthousiasme de son collègue la fit néanmoins sourire.

            « Je ne pense pas qu’il soit un espion mais le fait qu’il travaille pour une organisation gouvernementale top secrète est envisageable même si, au vu de ce que je sais de lui, cela serait surprenant. Il tient trop à ce que ses inventions et découvertes soient utiles au plus grand nombre et ce le plus rapidement possible. Il lui faudrait vraiment une excellente raison pour vendre ses services, ses dons, son talent et ses inventions à un gouvernement ».

Son patriotisme, exacerbé toute sa vie par son policier de père et ses nombreuses relations militaires, l’empêcha de proférer d’autres récriminations contre le gouvernement et d’ajouter que ledit gouvernement pourrait éventuellement détourner ses inventions pour des bénéfices bien moins nobles.

            « Mais, pour en revenir à votre objectif premier, je pense pouvoir vous obtenir une entrevue avec un membre de la famille Queen.

            - Vous êtes géniale Capitaine ! Merci infiniment ! »

Pour une raison fort mystérieuse, Nathaniel s’obstinait à l’appeler « Capitaine » depuis son arrivée 6 semaines plus tôt et, même si cela ne la gênait pas, elle devait reconnaître que cette familiarité ne la choquait pas autant qu’elle le devrait entre un supérieur et son subordonné.


sanct08  (22.11.2019 à 13:01)

« Flash et Supergirl ont une nouvelle fois sauvé la ville. L’usine de produits chimiques du quartier nord de la ville a en effet pris feu hier soir aux environs de 20h… »

La suite des commentaires de la présentatrice du JT se perdit dans le hurlement que poussa Iris en découvrant l’aspect qu’avait son faire-part de mariage.

            « C’est scandaleux ! Ce faire-part ne ressemble en rien au modèle envoyé à l’imprimeur ! Et dire qu’on l’a payé une fortune ! pesta-t-elle en le jetant rageusement sur la table. Il a déjà fallu que nous changions de salle de réception et de menu et maintenant nous voilà avec une nouvelle catastrophe sur les bras. Ce mariage ressemble de plus en plus à un naufrage. Au point où on en est, on pourrait presque envisager de l’effectuer au cours d’une croisière en mer ! »

Désireux de réconforter sa fiancée, Barry s’apprêtait à minimiser les dégâts mais le faire-part était tellement hideux qu’il ne trouva rien d’autre à faire que de lui tapoter gentiment l’épaule en lui promettant que les choses allaient s’arranger.

            « Essayons de vor le côté positif, aucun incident ne se produira le jour des noces au vu de la poisse qui nous poursuit actuellement.

            - Cela dit, je ne vois pas ce qui pourrait nous arriver de pire, soupira Iris »

Barry eut alors une étrange vision : il était en costume et Iris portait une robe de mariée. Elle souriait et lui était heureux. Ce bonheur vola néanmoins rapidement en éclat lorsque des hommes masqués, un brassard rouge au bras, interrompirent sa cérémonie. Sa cérémonie ? Barry s’en étonna car il n’était pas marié mais il fut encore plus surpris de voir l’homme qui se trouvait à ses côtés : Oliver Queen… Que faisait le maire d’une ville distante de près de 900km à son mariage ? Somme toute, la cérémonie en préparation ne pouvait pas être pire que celle entrevue dans cette étrange vision…


sanct08  (23.11.2019 à 17:42)

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